La lettre mensuelle
La monture que vous portez appartient rarement à la marque inscrite dessus.
Elle est conçue, fabriquée et distribuée par un industriel qui a acheté le droit d'apposer un nom. Ce nom est parfois le seul élément du produit qui vienne de la maison de mode.
Rien de cela n'est dissimulé. C'est écrit dans les statuts, les registres du commerce, les déclarations réglementaires et les rapports annuels. Ces documents sont publics et presque personne ne les consulte.
Comment cette lettre travaille
Le raisonnement est donné avant la conclusion.
Un numéro par mois. Chaque numéro prend un objet ordinaire de la lunetterie et montre ce qu'il cache : un logo, un étui, une charnière, le mot « collection », la mention d'un pays de fabrication.
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La source est nommée et consultable
Statuts, registre du commerce, déclarations de franchissement de seuil, décisions de concentration, documents d'enregistrement universels. Vous pouvez tout vérifier sans nous croire.
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La propriété et la licence ne sont jamais confondues
Détenir une marque et exploiter un nom sous contrat sont deux situations différentes. Elles sont distinguées à chaque fois.
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Ce qui n'est pas établi est signalé comme tel
Une donnée non confirmée porte la mention correspondante. Une opération en cours n'est pas présentée comme acquise.
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Un droit de réponse est ouvert, et publié
Toute société citée peut demander une rectification documentée. La correction est publiée avec la mention de ce qui a été corrigé.
Qui écrit
Antoine, opticien-lunetier en exercice, docteur en sciences de gestion. Une boutique indépendante à Mantes-la-Jolie, sans aucune marque de conglomérat, et pour chaque monture en rayon le nom du fabricant et celui du propriétaire de la marque.
L'indépendance ne consiste pas à tout faire seul. Elle consiste à pouvoir expliquer pourquoi on choisit.
Recevoir la lettre
Un numéro par mois. Rien d'autre.
La réponse à la dernière question détermine ce que vous recevez : les dossiers destinés aux professionnels ne partent pas au grand public, et l'inverse est vrai aussi.
Ce que cette lettre n'est pas
- Ce n'est pas un média contre l'industrie. Une pratique se documente, un acteur ne se condamne pas par principe, et la qualité d'un groupe dominant est reconnue quand elle est démontrée.
- Ce n'est pas une lettre contre les opticiens salariés. L'objet de ces enquêtes est une structure, jamais une personne qui y travaille.
- Ce n'est pas un catalogue. Aucune monture n'y est vendue et aucun lien d'achat n'y figure.
- Ce n'est pas financé par le secteur. Aucun revenu ne provient d'une marque, d'un fournisseur ou d'un groupe susceptible d'y être traité.